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- Date de dernière mise à jour : 23 juillet 2026
Dans chaque département, le service pénitentiaire d’insertion et de probation veille à la réinsertion et à l’exécution des décisions de justice des détenus, mais aussi des autres personnes placées sous le contrôle du juge d’application des peines. Découvrez les missions du SPIP ainsi que les situations nécessitant son intervention.
Qu’est-ce que le service pénitentiaire d’insertion et de probation ?
Le service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) est un service déconcentré de l’administration pénitentiaire, présent dans chaque département. Il assure le suivi et le contrôle des personnes placées sous main de justice, en détention comme en milieu ouvert, et prépare leur réinsertion afin de prévenir la récidive. Ses professionnels, les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP), interviennent sous l’autorité du juge de l’application des peines.
Créés en 1999 par la fusion des comités de probation et d’assistance aux libérés avec les services socio-éducatifs des établissements pénitentiaires, les SPIP couvrent aujourd’hui l’ensemble du territoire. Chaque département dispose d’un siège, complété par des antennes locales implantées auprès des prisons et dans les principales villes.
Contrairement à une idée répandue, le SPIP n’intervient pas uniquement auprès des personnes détenues. La majorité des personnes qu’il suit se trouvent en milieu ouvert : sursis probatoire, libération conditionnelle, travail d’intérêt général, surveillance électronique ou contrôle judiciaire.
Un service déployé pour limiter les risques de récidive
La principale mission du SPIP consiste à limiter les risques de voir une personne placée sous la main de la justice récidiver. En mettant en place des actions de réinsertion concrètes et en assurant le suivi des détenus et de ceux placés sous contrôle judiciaire ou en détention, les conseillers de ce service s’assurent que chaque personne suivie bénéficie d’un accompagnement adapté pour qu’elle ne soit pas tentée de commettre d’autres infractions.
Des équipes de CPIP chargées d’exécuter les décisions de justice
Lorsque la justice choisit une alternative à la prison pour une personne placée sous écrou, c’est au service pénitentiaire d’insertion et de probation qu’incombe la responsabilité de l’exécution de cette décision.
Le suivi des personnes en liberté conditionnelle, sous bracelet électronique ou encore en période de sursis avec mise à l’épreuve est effectué par le SPIP dans chaque département français.
Démarches pénitentiaires
Réalisez l’ensemble des démarches carcérales en ligne.
Les personnes suivies par un conseiller du SPIP
Les personnes placées au sein des maisons d’arrêt et centres pénitentiaires français ne sont pas les seules à être concernées par le service pénitentiaire d’insertion et de probation. En effet, d’autres citoyens placés sous la main de la justice ou non sont susceptibles d’être suivis par un conseiller SPIP. C’est notamment le cas :
- Des familles et proches de détenus en quête d’informations ;
- Des personnes placées en détention dans le cadre de la semi-liberté ;
- Des citoyens concernés par un régime de liberté conditionnelle ;
- Ceux qui doivent effectuer des TIG (travaux d’intérêt général) ;
- Ceux sous contrainte pénale ;
- Ceux sous surveillance électronique ;
- Ou encore des personnes concernées par une interdiction de séjour ou placées sous contrôle judiciaire…
Les missions du service pénitentiaire d’insertion et de probation
À travers des entretiens individuels et des programmes collectifs, le SPIP agit en prévention de la récidive, de la précarité et en faveur de la citoyenneté. En fonction de la situation de la personne écrouée qu’il suit, le service s’adapte. Découvrez les actions des conseillers en milieu carcéral et à l’extérieur de la prison.
Les actions du SPIP au sein des établissements pénitentiaires
Accompagnement dans les démarches carcérales
Les missions du SPIP couvrent l’accompagnement des personnes détenues dans l’accès aux droits, aux soins de santé et à la justice. Les conseillers SPIP peuvent aussi aider les détenus dans leurs démarches administratives, pendant comme après l’incarcération (demander une UVF, informer la CAF de son incarcération, etc.).
Il intervient également dans l’aide à la décision judiciaire en proposant des alternatives adaptées, notamment lorsque la situation permet d’envisager une semi-liberté ou une surveillance électronique.
Réinsertion et soutien aux familles
L’action du service se déploie aussi dans le champ de la réinsertion, à travers l’accès à la formation, la lutte contre l’illettrisme et la toxicomanie, la mise à disposition d’un travail en détention ou encore le soutien apporté aux personnes en situation d’indigence. Le maintien des liens familiaux constitue une autre dimension essentielle, avec un accompagnement spécifique destiné aux proches souhaitant accéder aux parloirs.
Organisation d’activités en prison
Le service SPIP contribue à améliorer la vie en détention par l’organisation d’activités culturelles, sportives et artistiques. Les conseillers préparent activement la sortie des détenus grâce à un solide réseau de partenaires. Cet appui vise à favoriser l’accès à un logement, à un emploi, à des formations adaptées ainsi qu’à des soins médicaux correspondant aux besoins de chacun, afin de maximiser les chances de réinsertion durable dans la société.
Les actions du SPIP en milieu ouvert
En milieu ouvert, les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation ont un rôle social aussi important. Les missions du SPIP suivant les personnes placées sous le contrôle du juge d’application des peines sont les suivantes :
- Apporter à la justice des évaluations concrètes prises en compte pour la mise en œuvre des condamnations décidées ;
- S’assurer que les personnes concernées par un régime de semi-liberté, un placement sous bracelet électronique ou des travaux d’intérêts généraux respectent leurs engagements et purgent leur peine ;
- Aider les personnes placées sous contrôle judiciaire à accéder à leurs droits et à se réinsérer, notamment grâce au développement de programmes de lutte contre la récidive ;
- Et les accompagner dans leurs démarches pour accéder à l’emploi, au logement et aux soins médicaux.
Qui sont les professionnels déployés par les SPIP ?
Les professionnels intervenant au sein des services pénitentiaires d’insertion et de probation français sont des fonctionnaires d’État. Divers corps de métiers régissent le SPIP, dirigé par un Directeur pénitentiaire d’insertion et de probation :
- Conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) ;
- Surveillants pénitentiaires ;
- Educateurs spécialisés ;
- Assistantes sociales ;
- Psychologues ;
- Coordinateurs culturels.
Les structures d’accompagnement
Pour parvenir à accompagner les détenus et autres personnes placées sous contrôle judiciaire, les services pénitentiaires d’insertion de probation s’appuient sur des structures ayant signé une convention de partenariat.
24 associations et fédérations agissent en faveur de la réinsertion des condamnés. La Cimade, la Croix-Rouge française, les Alcooliques anonymes, le Secours catholique, l’UNAFAM ou encore Sida info service soutiennent les SPIP dans chaque département.
Contacter le SPIP
Quel est le numéro du SPIP ?
Il n’existe pas de numéro national. Vous devez consulter l’annuaire par région pour trouver votre antenne SPIP.
Dans quelles situations dois-je contacter mon conseiller CPIP en prison ?
Si vous êtes placé en détention, c’est généralement à vous d’entamer les démarches nécessaires pour vous rapprocher du SPIP. Dès votre placement en cellule, vous pouvez solliciter votre conseiller pénitentiaire d’insertion de probation pour être accompagné dans vos formalités administratives :
- Pour prévenir la CAF, France Travail (ex-Pôle emploi) ou d’autres organismes de votre incarcération ;
- Pour entamer une formation professionnelle ;
- Pour demander un aménagement de peine ;
- Pour accéder à des soins médicaux spécifiques ou encore à des activités culturelles ;
- Pour prendre en charge une addiction telle que l’alcoolisme ou la toxicomanie ;
- Pour anticiper votre sortie et votre réinsertion (accès au logement, à l’emploi…)
Pour optimiser vos chances de joindre rapidement le SPIP, assurez-vous d’appeler pendant les heures d’ouverture tout en évitant les heures de pointe. Nous vous conseillons d’utiliser le numéro personnel de votre conseiller CPIP et de privilégier son adresse mail.
Quand dois-je contacter le SPIP lorsque je suis placé sous contrôle judiciaire ?
Si vous êtes placé sous la main de la justice à l’extérieur d’un établissement pénitentiaire, vous pouvez être amené à contacter votre CPIP lorsque :
- Vous souhaitez modifier les horaires de votre bracelet électronique exceptionnellement ;
- Vous souhaitez vous informer au sujet d’une formation ;
- Vous entamez des démarches pour trouver un emploi ou un logement ;
- Vous sollicitez une permission alors que vous êtes placé en semi-liberté ;
- Ou encore lorsque vous êtes convoqué par le SPIP.
En tant que proche d’un détenu, puis-je contacter le SPIP ?
Oui, en tant que proche d’un détenu, vous pouvez et devez contacter le conseiller d’insertion et de probation (CPIP) du SPIP pour obtenir des informations détaillées. Vous pouvez discuter des modalités de la conditionnelle, des dates des prochaines commissions et des démarches nécessaires pour favoriser un avis positif sur le dossier du détenu.
Les contacts avec le SPIP peuvent se faire par téléphone ou par e-mail. Cela aidera à faciliter le processus et augmenter les chances d’obtenir un avis favorable du juge d’application des peines (JAP).
Comment contacter le SPIP ?
Il est important de s’informer rapidement sur l‘identité du conseiller ou de la conseillère d’insertion et de probation (CIP) responsable du dossier judiciaire du détenu.
Juste après l’incarcération, il se peut que le Service pénitentiaire d’insertion et de probation contacte un proche, tel qu’un conjoint ou un parent, pour se présenter et fournir des informations sur l’état du détenu, ainsi que pour envoyer par e-mail les informations pratiques concernant les envois de linge, de courrier et d’argent.
Notez que le conseiller en charge peut changer au cours de la détention.
Pour contacter un conseiller CPIP du SPIP par mail, merci d’utiliser cette structure d’adresse mail : prénom.nom@justice.fr
Le rendez-vous SPIP : durée, déroulement et fréquence
Un rendez-vous SPIP dure en moyenne 30 minutes à 1 heure. Il se déroule dans les locaux du service pénitentiaire d’insertion et de probation du département, en entretien individuel avec le conseiller chargé du dossier. La fréquence des convocations varie selon la mesure : de deux rendez-vous par mois en début de suivi à un rendez-vous tous les deux ou trois mois lorsque la situation est stabilisée.
Combien de temps dure un rendez-vous SPIP ?
Le premier rendez-vous est le plus long : comptez entre 45 minutes et 1 heure. Le conseiller y recueille l’ensemble de la situation personnelle, familiale, professionnelle et médicale, explique les obligations à respecter et fixe le cadre du suivi.
Les rendez-vous suivants sont plus courts, généralement 20 à 30 minutes. Ils servent à faire le point sur l’avancement des démarches, vérifier les justificatifs et ajuster l’accompagnement. La durée peut s’allonger ponctuellement en cas de difficulté particulière ou de préparation d’une demande d’aménagement de peine.
Comment se déroule le premier rendez-vous ?
La convocation précise la date, l’heure, l’adresse du SPIP et les documents à apporter. Il est indispensable de s’y présenter muni de sa pièce d’identité, de sa convocation et des justificatifs demandés : domicile, situation professionnelle, ressources, suivi médical le cas échéant.
L’entretien s’ouvre sur un rappel de la décision de justice et des obligations qu’elle contient. Le conseiller évalue ensuite la situation globale, identifie les besoins d’accompagnement (logement, emploi, santé, endettement) et fixe la date du prochain rendez-vous. C’est aussi le moment de poser ses questions : le CPIP est un interlocuteur d’accompagnement, pas uniquement de contrôle.
À quelle fréquence est-on convoqué par le SPIP ?
Aucune fréquence n’est fixée par la loi : elle relève de l’appréciation du conseiller, en fonction de la mesure et de l’évolution de la situation. En pratique, le rythme est soutenu au démarrage puis s’espace progressivement.
Un suivi débutant comporte souvent un à deux rendez-vous mensuels. Après plusieurs mois de respect des obligations, l’intervalle passe fréquemment à six semaines, deux mois, voire un trimestre. À l’inverse, le rythme peut être resserré si des difficultés apparaissent ou si un incident est signalé au juge de l’application des peines.
Combien de temps dure le suivi SPIP ?
La durée du suivi correspond à celle de la mesure prononcée par le juge, pas à la durée d’une peine de prison. Un sursis probatoire s’exécute sur la durée du délai d’épreuve fixé par la juridiction ; une libération conditionnelle, jusqu’au terme de la peine restant à subir, parfois assortie d’une période supplémentaire.
Le suivi prend fin automatiquement à l’échéance de la mesure. Il peut être écourté : le juge de l’application des peines peut mettre fin de façon anticipée à un sursis probatoire lorsque le condamné a satisfait à ses obligations et que son reclassement est acquis.
Le rendez-vous SPIP pour la pose d’un bracelet électronique
La pose du bracelet électronique fait l’objet d’un rendez-vous distinct du suivi habituel. Il est réalisé par un surveillant pénitentiaire du pôle de surveillance électronique, soit au SPIP, soit au domicile de la personne placée, et dure environ une heure.
Ce rendez-vous comprend l’installation du boîtier récepteur au domicile, la pose du bracelet à la cheville, le test de couverture et la remise du document rappelant les horaires d’assignation autorisés. Une ligne téléphonique ou une couverture réseau suffisante au domicile est nécessaire au bon fonctionnement du dispositif.
Les horaires de sortie sont fixés par le juge de l’application des peines, pas par le surveillant qui procède à la pose. Toute demande de modification, même ponctuelle, doit être adressée en amont au conseiller CPIP, qui la transmet au JAP.
Que faire en cas d’empêchement ?
Une convocation SPIP n’est pas facultative : l’absence non justifiée constitue un manquement signalé au juge de l’application des peines. En cas d’imprévu, il faut prévenir le conseiller le plus tôt possible, par téléphone ou par mail, et fournir un justificatif (arrêt de travail, certificat médical, attestation d’employeur, etc.).
Un report est généralement accordé lorsque le motif est légitime et signalé en amont. Ce sont les absences répétées ou non justifiées qui exposent à un renforcement des obligations, voire à la révocation de la mesure.
Les visites régulières avec le conseiller CPIP
Les visites constituent un autre aspect essentiel du suivi assuré par les SPIP. En fonction des besoins individuels et des directives établies par les autorités compétentes, ces visites peuvent être organisées de manière mensuelle ou toutes les deux semaines.
Cette fréquence peut varier en fonction des spécificités du cas et des recommandations des professionnels du SPIP.
Les visites régulières permettent d’évaluer la progression de la réinsertion, de fournir un soutien psychologique et social, ainsi que de mettre en place des mesures d’accompagnement supplémentaires si nécessaire. Elles représentent un temps d’échange privilégié entre la personne détenue et son référent SPIP, favorisant ainsi le dialogue et la construction d’un projet de réinsertion cohérent et réaliste.
Le contrôle des obligations par le conseiller CPIP
Lorsqu’une peine est assortie d’obligations, c’est le conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation qui vérifie qu’elles sont respectées. Le SPIP ne réalise lui-même aucun examen médical : il contrôle sur pièces, à partir des justificatifs que la personne suivie doit lui transmettre et rend compte au juge de l’application des peines.
Ces obligations sont fixées par la juridiction de jugement ou par le JAP. Elles figurent dans la décision de condamnation et sont rappelées lors du premier rendez-vous au SPIP. La liste des obligations et interdictions pouvant être prononcées est fixée par l’article 132-45 du Code pénal.
L’obligation de soins
L’obligation de soins impose à la personne condamnée de se faire suivre par un professionnel de santé, le plus souvent en cas d’addiction à l’alcool ou aux stupéfiants ou après un délit routier. Le conseiller CPIP n’assiste pas aux consultations et ne pratique aucun prélèvement : le suivi médical relève exclusivement du médecin, du centre de soins ou du CSAPA choisi.
Le rôle du SPIP se limite à vérifier l’assiduité. Concrètement, la personne suivie apporte à ses rendez-vous une attestation de présence remise par le professionnel de santé. Le secret médical reste entier : le soignant atteste que la personne vient, sans transmettre au conseiller le contenu des consultations ni les résultats d’analyses.
Il faut distinguer l’obligation de soins de l’injonction de soins, plus contraignante, prononcée dans le cadre d’un suivi socio-judiciaire après expertise médicale. Elle fait intervenir un médecin coordonnateur, qui sert d’interface entre le médecin traitant et le juge de l’application des peines.
L’obligation de travail, de formation ou de recherche d’emploi
La personne suivie peut être tenue d’exercer une activité professionnelle, de suivre une formation ou de justifier de recherches d’emploi actives. Le contrôle s’opère sur justificatifs : contrat de travail, bulletins de salaire, attestation d’inscription à France Travail ou convention de stage.
Cette obligation est particulièrement surveillée dans le cadre d’un aménagement de peine, où l’activité conditionne souvent les horaires de sortie autorisés. Un changement de situation professionnelle doit être signalé sans délai au conseiller, car il modifie les termes de la mesure.
Le pointage et les obligations de présentation
Le pointage désigne l’obligation de se présenter à intervalles réguliers, soit au SPIP dans le cadre du suivi, soit au commissariat ou à la gendarmerie lorsque la mesure le prévoit. La fréquence est fixée par la décision judiciaire et peut être révisée selon l’évolution de la situation.
S’y ajoutent, selon les cas, des interdictions de paraître dans certains lieux, d’entrer en contact avec la victime ou certaines personnes désignées, ou de quitter le territoire. Le conseiller vérifie leur respect lors des entretiens et par les remontées d’information des services de police et de gendarmerie.
Que risque-t-on en cas de non-respect des obligations ?
Le conseiller CPIP ne sanctionne pas lui-même : il signale les manquements au juge de l’application des peines, seul compétent pour décider d’une suite. Un rapport d’incident est transmis en cas d’absences répétées, de justificatifs non fournis ou d’obligation manifestement délaissée.
Le JAP peut alors renforcer les obligations, prolonger la mesure, ou prononcer sa révocation, ce qui entraîne l’exécution de la peine d’emprisonnement en détention. Un manquement isolé et justifié n’entraîne généralement pas de sanction : c’est la répétition ou l’absence de motif légitime qui déclenche la procédure.
Pauline met son expérience auprès des familles confrontées à la détention. Au fil de ses échanges avec les familles et de ses recherches sur les procédures pénitentiaires, elle s’est familiarisée avec les démarches généralement accompagnées par les avocats et les professionnels du droit. Chaque texte qu’elle rédige vise à rendre les démarches carcérales plus accessibles et compréhensibles. Profil Linkedin
Les différents SPIP en France
Questions fréquentes au sujet du service pénitentiaire d’insertion et de probation
Pourquoi ai-je reçu une convocation SPIP ?
Si vous avez reçu une convocation SPIP, c’est sans doute, car le juge d’application des peines a décidé que vous deviez exécuter une peine, qui peut être alternative à la prison. Un placement sous surveillance électronique, en semi-liberté ou encore sous contrôle judiciaire a pu être décidé et lors de votre rendez-vous au service pénitentiaire d’insertion et de probation, vous en apprendrez davantage sur les modalités d’exécution de cette dernière.
Quel rôle joue le SPIP dans la condamnation d’un détenu ?
Après avoir rencontré une personne condamnée à une peine de prison, le CPIP peut soumettre au juge des alternatives adaptées à sa situation et à son activité professionnelle.
Ayant pour but de simplifier la réinsertion des personnes placées sous la main de la justice, le conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation peut parfois éviter un placement en détention au profit d’un aménagement de peine.
Quel rôle joue le conseiller lors de la libération d’un détenu ?
En fin de peine, les personnes écrouées sont parfois déstabilisées à l’idée de retrouver une vie normale. Le CPIP intervient pour simplifier leur réinsertion, notamment en l’aidant à trouver un logement, un emploi ou encore une formation adaptée à leurs projets professionnels.
Un suivi poussé permet d’éviter la récidive et la précarité. Car après une longue peine, de nombreux détenus se trouvent isolés et sans emploi. Grâce à des convocations régulières, ces derniers peuvent être accompagnés dans les formalités indispensables pour s’éloigner de la prison.
Que faire si le SPIP ne répond pas au téléphone ?
Si vous devez contacter en urgence le conseiller qui vous a été attitré dans le cadre de votre suivi SPIP et que ce dernier ne répond pas sur sa ligne personnelle, vous pouvez tenter de lui soumettre votre demande par mail ou d’appeler directement le service auquel vous êtes affecté. En l’absence de réponse, vous pouvez vous rapprocher du juge d’application des peines responsable de votre dossier.
Mon rendez-vous SPIP peut-il avoir lieu dans une autre ville ?
Les convocations SPIP, comme les convocations au service d’application des peines, ont lieu dans le département de votre lieu de résidence. Ils peuvent toutefois être situés dans une autre ville, mais sont généralement accessibles en transports en commun.
Puis-je changer de conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation ?
Oui, si vous trouvez que votre conseiller n’est pas assez investi dans votre suivi SPIP ou que vous ne vous entendez pas avec lui, vous pouvez demander à changer de référent. Notez que vous devez détenir un motif valable pour que votre requête soit acceptée et que des preuves des propos que vous avancez à son sujet vous seront réclamées.