Parloirs : anticiper votre passage au portique de sécurité

Vous vous apprêtez à visiter un proche détenu pour la première fois ? Vous n’avez jamais fréquenté les parloirs des prisons ? Il est tout à fait normal d’appréhender ce moment. Procédure à suivre pour anticiper votre passage au portique de sécurité.

Quel est l’objectif du déploiement de portiques de sécurité aux parloirs ?

Lorsque vous envisagez de vous rendre au parloir pour visiter un proche détenu pour la première fois, vous devez prendre connaissance de certaines règles. Car entrer en prison dans le but de soutenir un membre de votre famille incarcéré donne lieu à certains contrôles, effectués par des surveillants pénitentiaires.

Avant d’accéder au parloir que vous avez réservé, vous devrez effectivement passer par l’épreuve du portique de sécurité. Déployés dans les établissements pénitentiaires pour des raisons de sécurité, ces derniers sont de plus en plus performants et par conséquent, susceptibles de sonner et de compromettre votre entrée au parloir.

Pour rappel, vous pouvez réserver un parloir en ligne ou par téléphone, en contactant directement l’établissement pénitentiaire concerné.

portique de sécurité au parloir infographie

Éviter l’introduction d’armes et d’objets dangereux en prison

Car l’accueil des familles et des proches de détenu est une opération sensible et par conséquent, les surveillants doivent se montrer suspicieux. Les objets dangereux, ou interdits, qui transitent en cellule, sont parfois délivrés aux détenus lors de parloirs.

Pour éviter que des armes ou objets tranchants se baladent dans les coursives des établissements pénitentiaires, l’administration contraint les personnes venues de l’extérieur à passer sous un portique qui détecte les métaux.

Les familles peuvent aussi apporter des affaires aux détenus comme des livres, DVD… pendant le parloir.

Éviter l’introduction de téléphones portables en cellule

Malgré le fait que les smartphones soient strictement interdits en prison, bon nombre de téléphones portables, chargeurs et cartes SIM sont retrouvés lors de fouilles effectuées en cellule par les surveillants pénitentiaires. Pour réduire les risques de voir de tels objets transiter en prison, les proches de détenus susceptibles de les apporter lors de parloirs doivent passer sous les portiques de sécurité sans le faire sonner.

Les accessoires à éviter pour ne pas faire sonner le portique de sécurité

Bien que vous ne soyez pas tenté de courir le risque d’apporter des armes ou objets interdits à un détenu lors d’un parloir, il peut arriver que certains objets, bijoux ou accessoires fassent sonner les portiques de sécurité.

Afin d’éviter un accès au parloir refusé, veillez à ne pas porter sur vous :

  • Un soutien-gorge avec armatures métalliques. 
  • Pinces à cheveux ou barrettes.
  • Pas de chaussures à talons : il y a souvent une tige métallique à l’intérieur. 
  • Chaussures avec boucles en métal.
  • Vêtements comportant une fermeture éclair ou des boutons en métal.
  • Des bijoux.

Notez que votre téléphone portable, votre sac à main et votre argent doivent être laissés dans le coffre de votre voiture ou dans un casier mis à disposition des familles de détenus par les associations qui œuvrent à proximité de l’entrée des parloirs.

Peut-on apporter des cigarettes au parloir ?

Non. Les cigarettes font partie des objets interdits au parloir : elles ne peuvent pas être remises à une personne détenue. Votre paquet, votre briquet et votre tabac doivent rester dans un casier de l’accueil des familles, avant le passage sous le portique de sécurité.

La question que se posent beaucoup de familles avant leur première visite est de savoir si un paquet de cigarettes va déclencher l’alarme. En pratique, elle ne se pose pas : rien de ce que vous portez sur vous n’est censé franchir le portique. Effets personnels, téléphone, monnaie, tabac et briquet sont déposés en amont, dans un casier ou dans votre véhicule.

Le portique n’est par ailleurs jamais le seul contrôle. Les surveillants procèdent également à l’inspection visuelle des affaires déposées pour la personne détenue, peuvent réaliser une palpation de sécurité, et la personne détenue est elle-même contrôlée à l’issue du parloir. Un objet interdit qui n’aurait pas déclenché l’alarme reste détectable à chacune de ces étapes.

Ce qui déclenche l’alarme et ce qui entraîne un contrôle

Comportement des principaux objets lors de l’accès au parloir
Objet Au portique Ce qui se passe
Bijoux, boucle de ceinture, boutons et fermetures métalliques Déclenche l’alarme Vous retirez l’objet et repassez sous le portique. Objet conservé dans un casier pendant la visite.
Chaussures à éléments métalliques, talons à tige, chaussures de sécurité Déclenche l’alarme Déchaussage demandé, ou contrôle complémentaire au détecteur manuel. Prévoyez des chaussures sans métal.
Soutien-gorge à armatures, barrettes, pinces à cheveux Déclenche l’alarme Contrôle par détecteur manuel ou, avec votre accord, palpation de sécurité par un agent du même sexe.
Cigarettes, tabac à rouler, briquet, allumettes Objet interdit Le paquet n’a pas à franchir le portique : il reste au casier. Toute remise au parloir constitue une infraction pénale.
Téléphone, carte SIM, chargeur, clé USB, écouteurs Objet interdit Dépôt obligatoire au casier. La personne détenue est contrôlée après la visite et s’expose à une sanction disciplinaire.
Médicaments, même sur ordonnance Objet interdit Aucune entrée de médicaments ne peut se faire par le parloir. Le traitement passe obligatoirement par l’unité sanitaire.
Argent liquide, billets, devises Objet interdit Interdit au parloir. Le seul circuit légal est le versement sur le compte nominatif.
Prothèse, pacemaker, matériel médical implanté Déclenche l’alarme Présentez un justificatif médical à l’accueil des familles. Un contrôle au détecteur manuel est alors réalisé.

Que faire de votre paquet de cigarettes en arrivant à la prison ?

  1. Laissez tabac et briquet dans votre véhicule ou dans un casier de l’accueil des familles, avant de vous présenter au guichet. La plupart des établissements mettent des consignes gratuites à disposition, souvent gérées par une association d’accueil des familles.
  2. Videz entièrement vos poches avant d’avancer vers le portique : un paquet oublié au fond d’une veste suffit à déclencher un contrôle et à retarder votre entrée, voire à vous faire manquer votre créneau.
  3. Ne glissez rien dans le sac destiné à votre proche. Le sac cabas est contrôlé pièce par pièce ; un paquet de cigarettes y sera systématiquement retiré.
  4. Récupérez vos affaires à la sortie, en même temps que votre pièce d’identité.

Comment faire parvenir du tabac à un proche détenu ?

Le tabac ne fait pas partie des effets que les proches peuvent remettre lors d’une visite. En détention, il s’obtient par la cantine de l’établissement pénitentiaire, dont le catalogue comporte une rubrique dédiée : paquets, cartouches, tabac à rouler, feuilles, filtres, briquets et cigarettes électroniques.

La seule manière de soutenir un proche fumeur est donc d’alimenter son compte nominatif. Il pourra alors commander lui-même ses produits lors de la commande hebdomadaire. Pour comprendre le circuit du tabac en détention et les prix pratiqués, consultez notre page consacrée à la cigarette en prison.

Ce que vous risquez en tentant de remettre des cigarettes au parloir

Remettre ou faire parvenir à une personne détenue des objets ou substances en dehors des cas autorisés par les règlements est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende (article 434-35 du Code pénal, dans sa rédaction issue de la loi du 13 juin 2025). La tentative est punie des mêmes peines.

S’y ajoutent la suspension ou le retrait du permis de visite pour le visiteur, et une sanction disciplinaire pour la personne détenue. Un geste destiné à faire plaisir peut ainsi priver votre proche de visites pendant plusieurs mois.

Sources : article 434-35 du Code pénal — article L. 223-18 du Code pénitentiaire — Ministère de la Justice.

portique de sécurité parloir prison

Comment anticiper son passage au portique de sécurité pour éviter de sonner ?

Pour préparer au mieux votre entrée au parloir et anticiper le passage au portique de sécurité de la maison d’arrêt ou du centre pénitentiaire où se trouve votre proche détenu, pensez à adopter certains réflexes avant de vous présenter à votre rendez-vous. Qu’il s’agisse de votre tout premier parloir ou que vous ayez déjà franchi les portes de l’établissement, des précautions s’imposent pour éviter à tout prix le parloir fantôme.

Soignez votre tenue vestimentaire avant le parloir

Par soigner votre tenue vestimentaire, nous entendons prendre des précautions afin d’éviter tout risque de voir les portiques de sécurité du parloir sonner. Pour cela, nous vous conseillons d’éviter les soutien-gorge à armatures métalliques, les barrettes et pinces à cheveux, les boucles d’oreilles, bagues, colliers et les chaussures susceptibles de vous causer des difficultés. 

Les biberons et autres objets pour les enfants peuvent être, sous conditions, acceptés en prison, dans les parloirs.

Ôtez les extensions capillaires et autres accessoires qui pourraient compromettre votre accès au parloir et mener votre proche détenu à vous attendre sans vous voir arriver. Cette déception est effectivement particulièrement difficile à vivre lorsqu’on attend depuis de nombreux jours le moment du parloir.

Videz vos poches pour éviter de mauvaises surprises

Dans le fond de vos poches, un ancien paquet de chewing-gum, des dolipranes ou des préservatifs susceptibles d’éveiller la curiosité du portail de sécurité du parloir peuvent compromettre votre entrée dans la prison. Videz scrupuleusement celles de vos pantalons, de vos vestes et manteaux pour ne pas vous voir refuser votre place au parloir.

Pour rappel, vous devez impérativement présenter une pièce d’identité pour franchir les portes de l’établissement pénitentiaire.

Respectez les règles de l’établissement pénitentiaire

Certaines maisons d’arrêt et centres de détention contraignent les proches de détenus à respecter des règles particulières au moment des visites de détenus. Arriver un quart d’heure en avance ou se passer de boissons pendant un parloir sont autant de mesures qu’il convient de suivre à la lettre pour éviter d’être recalé avant même d’avoir tenté de passer le portique de sécurité.

Que se passe-t-il si le portique de sécurité sonne avant un parloir ?

Chaque établissement pénitentiaire propose des règles plus ou moins strictes lorsqu’un portique sonne au passage d’un proche de détenu. Si le portique sonne au moment où vous passez, les prisons les plus strictes vous recalent systématiquement et l’accès au parloir vous est refusé.

D’autres vous permettent, sous trois tentatives, de vous délester des éventuels bijoux ou accessoires susceptibles de faire sonner l’appareil tandis que les surveillants peuvent parfois vous aider à estimer la raison pour laquelle le portique sonne en utilisant un détecteur de métaux manuel.

En cas de déclenchements répétés de l’alarme du portique, le personnel doit, avec le consentement du visiteur, procéder à un contrôle par détecteur manuel ou, en cas d’impossibilité, à une palpation de sécurité.

Si vous vous rendez pour la première fois à un parloir sans connaître la politique menée par les agents à l’entrée du centre pénitentiaire, il est conseillé de faire preuve de précaution. En cas de problème avec le portique de sécurité, soyez prêt à suivre les instructions des agents et à accepter les contrôles supplémentaires pour éviter tout risque de voir l’accès au parloir vous être refusé et même de voir votre permis de visite annulé.

contrôle de sécurité prison détecteur de métaux

Qu’est-ce qu’un parloir fantôme ?

Un parloir fantôme, ou parloir blanc, désigne une visite pour laquelle la personne attendue ne se présente pas. Le plus souvent, c’est le visiteur qui ne vient pas ou se voit refuser l’accès ; plus rarement, c’est la personne détenue qui n’est pas conduite au parloir.

L’expression appartient au vocabulaire des établissements pénitentiaires et circule aussi bien parmi les familles que parmi les personnes détenues. On parle indifféremment de parloir fantôme ou de parloir blanc.

Concrètement, la personne détenue est conduite jusqu’au box de parloir à l’heure prévue et attend seule pendant toute la durée du créneau. Aucune information ne lui est donnée sur la raison de l’absence. C’est ce qui rend l’expérience si difficile à vivre : la visite a souvent été attendue plusieurs jours, et l’absence est presque toujours interprétée comme un abandon plutôt que comme un incident.

Les causes les plus fréquentes d’un parloir fantôme

Côté visiteur Côté personne détenue
Accès refusé à l’entrée après des déclenchements répétés du portique Transfert vers un autre établissement, parfois décidé la veille
Pièce d’identité oubliée, périmée ou non acceptée Extraction judiciaire ou médicale le jour du parloir
Retard sur le créneau réservé, qui peut entraîner un refus d’accès Placement au quartier disciplinaire ou hospitalisation
Permis de visite expiré, suspendu ou non encore parvenu à l’établissement Refus de se rendre au parloir, souvent lié à un état de santé psychique dégradé
Empêchement de dernière minute, transport, distance, garde d’enfant Erreur d’organisation interne ou créneau non transmis en détention

Mon proche n’est pas venu au parloir : que s’est-il passé ?

Lorsque c’est la personne détenue qui ne se présente pas, l’explication est rarement un refus de vous voir. Un transfert, une extraction ou une hospitalisation sont décidés sans que la famille en soit prévenue, et le créneau réservé n’est pas systématiquement annulé côté établissement.

Trois démarches sont possibles :

  • Appeler l’accueil des familles ou le greffe de l’établissement le lendemain. Le greffe est le service qui suit les mouvements et pourra vous indiquer si votre proche s’y trouve toujours. Retrouvez les coordonnées de chaque prison dans notre annuaire.
  • Écrire, car le courrier suit la personne détenue en cas de transfert. C’est souvent le moyen le plus rapide de rétablir le contact : vous pouvez envoyer une lettre à un détenu sans attendre d’explication.
  • Contacter le SPIP si l’absence se répète et que vous craignez une dégradation de son état.

Comment éviter de faire vivre un parloir fantôme à votre proche ?

  • Prévenez l’établissement dès que vous savez que vous ne viendrez pas. Un créneau annulé à temps peut être réattribué, et votre proche n’est pas conduit au box pour rien.
  • Arrivez en avance. Les formalités d’accueil et le passage au portique prennent du temps, et le retard sur un créneau peut suffire à annuler la visite.
  • Vérifiez votre pièce d’identité et la validité de votre permis de visite la veille.
  • Préparez votre tenue pour limiter les risques de déclenchement du portique, principale cause de refus évitable.

Un parloir réservé et non honoré sans annulation préalable peut par ailleurs entraîner des restrictions sur vos réservations futures, selon le règlement intérieur de l’établissement. Un simple appel suffit à l’éviter.

L’expression relève du vocabulaire pénitentiaire et non du droit : elle n’apparaît dans aucun texte réglementaire. Elle est documentée notamment par les travaux de sociologie de la revue Politix consacrés aux parloirs et par les lexiques d’argot pénitentiaire.

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Pauline Couley

Pauline met son expérience auprès des familles confrontées à la détention. Au fil de ses échanges avec les familles et de ses recherches sur les procédures pénitentiaires, elle s’est familiarisée avec les démarches généralement accompagnées par les avocats et les professionnels du droit. Chaque texte qu’elle rédige vise à rendre les démarches carcérales plus accessibles et compréhensibles. Profil Linkedin

Questions les plus fréquentes au sujet du passage au portique de sécurité du parloir

Pour aller à un parloir, privilégiez une tenue confortable et abandonnez les jeans, dont les boutons métalliques pourraient affoler le portique de sécurité. Les Fermetures Éclair, boucles de ceintures, chaussures qui contiennent du fer ou tout autre métal susceptible de provoquer la colère de l’appareil situé à l’entrée de la prison doivent aussi être évités.

Les bijoux, barrettes, pinces à cheveux, boucles d’oreilles et soutien-gorge à armature sont autant d’éléments dont il est préférable de se passer pour ne pas risquer de voir l’accès au parloir vous être refusé.

Si la plupart des établissements pénitentiaires laissent trois chances aux proches de détenus pour se défaire des accessoires métalliques qui font sonner le portique de sécurité, certaines structures, notamment celles qui accueillent des détenus particulièrement dangereux, refusent l’accès au parloir dès la première tentative infructueuse. Évitez de faire vivre un parloir fantôme au membre de votre famille qui vous attend en limitant les possibilités de voir le portique sonner.

Pour pouvoir passer les portiques d’un établissement pénitentiaire lorsque vous portez un pacemaker, une prothèse ou tout autre appareil médical métallique que l’appareil détecte, veillez à vous rendre au parloir avec un justificatif délivré par votre médecin. Cela vous permettra de visiter votre proche détenu malgré le fait que votre état de santé fasse s’alarmer les dispositifs de sécurité.

Le portique n’est qu’un contrôle parmi d’autres. Téléphone, carte SIM et clé USB sont des objets prohibés au parloir : la personne détenue peut être fouillée à l’issue de la visite, et la découverte de l’objet expose le visiteur à des poursuites pénales.

Beaucoup de proches se posent cette question parce qu’un membre de leur famille incarcéré le leur a demandé, parfois avec insistance. Il faut savoir ce que recouvre réellement cette demande avant d’y répondre.

Le portique n’est pas le dernier obstacle, mais le premier

Le passage sous le portique est la première étape d’une chaîne de contrôles qui se poursuit pendant et après la visite. Les surveillants peuvent procéder à une palpation de sécurité et à l’inspection visuelle des effets personnels, avec le consentement de l’intéressé. La personne détenue, elle, peut faire l’objet d’une fouille à l’issue du parloir. Les cellules sont par ailleurs contrôlées régulièrement.

Un objet introduit au parloir n’est donc pas un objet arrivé à destination. Il est retrouvé, en général assez vite, et son origine est presque toujours identifiable : les visites sont enregistrées, et le rapprochement entre la date d’une découverte et celle d’un parloir est immédiat.

Ce que risque le visiteur

  • Remettre ou faire parvenir à une personne détenue des objets ou substances en dehors des cas autorisés par les règlements est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende (article 434-35 du Code pénal, dans sa rédaction issue de la loi du 13 juin 2025). La tentative est punie des mêmes peines, ce qui signifie que l’infraction est constituée même si l’objet n’atteint jamais la personne détenue.
  • La découverte en détention d’un téléphone, d’un support de données ou de tout équipement dont la détention est illicite donne lieu à un avis immédiat au procureur de la République.
  • Le permis de visite peut être suspendu ou retiré, souvent pour plusieurs mois. C’est la conséquence la plus lourde en pratique, car elle prive la personne détenue de tout contact direct avec sa famille.

Ce que risque la personne détenue

Elle est convoquée devant la commission de discipline et encourt une sanction pouvant aller jusqu’au placement en cellule disciplinaire, la suspension d’activités et un refus de réductions de peine par le juge de l’application des peines. Un aménagement de peine en cours d’instruction peut être compromis. Une demande formulée depuis la détention se retourne ainsi presque toujours contre celui qui l’a formulée.

Les moyens autorisés de rester en contact

Le téléphone existe légalement en détention. Les personnes détenues peuvent appeler des numéros préalablement autorisés depuis les points-phone, et depuis les téléphones fixes installés en cellule dans un nombre croissant d’établissements. La démarche passe par une autorisation d’appel à demander auprès de l’établissement.

Le courrier reste le lien le plus libre. Les personnes condamnées peuvent correspondre par écrit avec toute personne de leur choix. Vous pouvez envoyer une lettre à un détenu sans limitation de fréquence.

Le compte nominatif permet de soutenir matériellement. Un versement sur le compte nominatif donne accès à la cantine, y compris au crédit téléphonique.

Ces trois canaux couvrent l’essentiel de ce qu’un téléphone introduit clandestinement permettrait, sans exposer qui que ce soit.

Sources : article 434-35 du Code pénal — Code pénitentiaire, moyens de contrôle et de surveillance.

Oui, même pour un double-parloir, le passage sous un portique de sécurité est obligatoire.

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