La cour d’appel de Colmar a confirmé, mardi 20 janvier 2026, la condamnation de Nordahl Lelandais pour des faits de violences survenus lors d’un parloir avec sa compagne, à la maison centrale d’Ensisheim (Haut-Rhin). Déjà incarcéré pour des crimes particulièrement graves, l’homme a écopé d’une peine supplémentaire d’un an de prison ferme.
Les faits remontent à une visite au parloir au cours de laquelle des gestes violents ont été constatés. La justice a estimé que ces agissements constituaient des violences conjugales, même si la compagne du détenu ne se reconnaît pas comme victime et n’a pas souhaité se constituer partie civile. Les magistrats ont toutefois considéré la gravité de la scène, d’autant plus qu’un enfant en bas âge était présent au moment des faits.
En plus de la peine d’emprisonnement, la cour d’appel a prononcé plusieurs mesures de protection :
- le retrait total de l’autorité parentale pour Nordahl Lelandais,
- une interdiction d’entrer en relation avec son fils pendant trois ans,
- ainsi qu’une interdiction de contact avec sa compagne pendant deux ans.
Les parloirs : un cadre strictement encadré par la loi
Cet épisode rappelle que le parloir, bien qu’étant un espace de maintien des liens familiaux, reste un lieu strictement réglementé. Toute forme de violence, qu’elle soit physique ou verbale, y est formellement interdite. Les parloirs sont placés sous surveillance et relèvent de l’autorité de l’administration pénitentiaire.
En cas de comportement inapproprié ou violent, des sanctions disciplinaires et pénales peuvent être prises :
- Du côté du détenu :
- suppression temporaire ou définitive du droit de parloir,
- sanctions disciplinaires internes,
- poursuites pénales en cas d’infraction (violences, menaces, etc.).
- Du côté des proches :
- retrait ou suspension du permis de visite,
- interdiction temporaire ou durable d’accès à l’établissement pénitentiaire,
- signalement aux autorités judiciaires si les faits le justifient.
L’objectif est double : garantir la sécurité des personnes présentes au parloir (proches, enfants, personnel) et préserver le bon ordre au sein de l’établissement pénitentiaire.
Maintenir les liens familiaux, sans banaliser les violences
Les visites au parloir sont un droit essentiel pour maintenir un lien avec les proches, notamment pour les enfants. Mais ce droit n’est ni absolu ni inconditionnel. Il suppose le respect de règles strictes et un comportement compatible avec la sécurité de tous.
Les violences commises dans ce cadre rappellent que la prison n’est pas une zone de non-droit : les faits commis en détention ou lors des parloirs peuvent entraîner de nouvelles condamnations et des restrictions sévères, tant pour la personne incarcérée que pour ses visiteurs.
Source : Le Monde